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Ville de Rivière-du-Loup Toponymie
Plusieurs rues, édifices municipaux et parcs de Rivière-du-Loup racontent un fragment de notre histoire. Derrière leurs noms se cachent des figures marquantes qui ont contribué à façonner la ville. Partez à leur rencontre et découvrez l’histoire qui se cache derrière la toponymie municipale. (Cette section est évolutive et sera bonifiée au fil du temps.)
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Boulevard Armand-Thériault
Dernière modification : 9 mars 2026QUI EST-IL?
Armand Thériault naît en 1922, dans la paroisse de Saint-François. Fils d’Omer Thériault et de Marie Louise St-Pierre, il fréquente l’école primaire ici, avant de poursuivre son parcours scolaire à Ottawa et à l’Université Laval, où il entreprend des études en médecine. Après une année d’internat dans les hôpitaux universitaires de Québec, il se spécialise en chirurgie générale dans certains des plus grands instituts du Canada, de la France, de la Suède et de l’Angleterre.
On devine la joie de la communauté quand, en septembre 1960, l’enfant prodigue annonce l’ouverture de sa clinique au 500, rue Lafontaine, en face du carré Dubé.
Notre polyvalent chirurgien, qui œuvre également à l’hôpital de Rivière-du-Loup (futur hôpital Saint-Joseph), ne fait pas que soigner ses concitoyens. Il fait preuve d’un « dévouement sans limite » envers sa communauté. Il offre des conférences, s’implique dans différentes associations et milite pour une réforme du système de santé. Déjà, à cette époque, il plaide pour une « assurance-maternité » et une baisse du coût des médicaments.
Toujours en 1960, le médecin est également premier au front quand des démarches s’amorcent pour réclamer au gouvernement provincial l’amélioration des services hospitaliers dans la région. Le nombre de lits suffit à peine à la demande et la situation risque de s’accentuer avec l’adoption de la Loi sur l’assurance-hospitalisation. En 1961, il se rend même à Québec pour déposer un mémoire au ministre de la Santé et député de Rivière-du-Loup, Alphonse Couturier, demandant la construction d’un nouvel hôpital.
LE DESTIN FRAPPE
En août 1964, lorsque les pépines arrivent pour creuser les fondations du futur centre hospitalier, dans les hauteurs de la ville, Armand Thériault n’est pas là.
Quelques mois plus tôt, le 16 janvier précisément, la tragédie a frappé. À 42 ans, il perd la vie dans un violent accident de la route à Lauzon (actuel Lévis). Il laisse dans le deuil son fils Luc, qui avait soufflé sa première bougie la veille même de l'accident, et son épouse Judith Dufour, qui se trouvait à ses côtés dans la voiture. Grièvement blessée, elle ne pourra assister aux imposantes funérailles tenues à l’église de Saint-François-Xavier, remplie à pleine capacité.
Les citoyens, parents, amis et collègues sont nombreux à venir lui offrir un dernier hommage. Le maire Rosaire Gendron, le ministre Couturier et le Dr Yves Godbout, alors président du bureau médical, y assistent.
Armand Thériault n’a donc jamais pu sauver de vies dans ce nouvel hôpital régional pour lequel il s’était tant battu. Il a plutôt perdu la sienne, bien trop tôt.
Mais six décennies plus tard, c’est sur le boulevard qui porte son nom que l’on continue d’affluer pour recevoir des soins. Initialement nommé « boulevard Thériault » en 1969, son prénom s’est ajouté à la dénomination officielle par voie de résolution du conseil municipal en 1999.
(Photo du haut: M. Armand Thériault, Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Antonio Pelletier, P01116B)

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Rue Alice-Savard
Dernière modification : 9 mars 2026Depuis septembre 2025, la rue Alice-Savard est devenue un passage incontournable pour les familles du Parc Cartier. Les parents l’empruntent chaque jour pour aller chercher leurs petits à l’école de la Grande-Ourse. Mais savent-ils qu’une étoile du chant se cache derrière cette constellation?
(Photo: Mlle Alice Savard, Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, B05302A)
Qui est-elle?
Née à Québec en 1877, Alice Savard a grandi à Rivière-du-Loup, alors Fraserville. Son père Jules Albert Savard, horloger et maître de poste, serait le premier bijoutier de la lignée des Savard, toujours active dans ce domaine. Ce n’est peut-être pas pour rien que sa fille avait de l’or dans la voix.
Remarquée à l’église, où elle chante lors des grandes fêtes, la contralto — le plus rare des timbres féminins — impressionne par la profondeur de son chant. Le chef d’orchestre montréalais Edmond Hardy lui ouvre alors toutes grandes les portes du Conservatoire de musique. À Montréal, la cantatrice multiplie les concerts et récolte les critiques dithyrambiques : « expression qui empoigne », « voix supérieure d’une égalité de timbre parfaite », « richesse exceptionnelle », s’emballent les médias de l’époque.
En 1905, elle quitte pour Paris afin d’étudier auprès d’un maître réputé. Ses interprétations de Haendel y auraient notamment charmé l’exigeant public français. L’histoire raconte même que les compositeurs Camille Saint-Saëns et Théodore Dubois auraient publiquement chanté ses louanges.
À son retour à Rivière-du-Loup, elle donnera un grand concert dans la salle de théâtre du premier hôtel de ville.
En 1906, à 29 ans, elle épousera l’avocat Wilfrid Bessette, aussi conseiller municipal d’Outremont. Elle donnera quelques concerts ensuite, mais son nom s’effacera progressivement de la sphère publique. L’étoile s’éteindra en 1963, à l’âge de 86 ans.
Une étoile filante?
Après un début de carrière prometteur, Alice Savard a-t-elle opté pour la voie tranquille du foyer, comme l’époque l’y invitait? Peut-être. Mais malgré les barrières qui freinaient l’ambition des femmes de son temps, Alice Savard aura certainement inspiré de nombreuses jeunes filles d’ici à rêver plus grand.
Aujourd’hui, son nom brille toujours dans le Parc Cartier, comme un bijou discret. Les talents des élèves de l’école de Grande-Ourse ne demandent qu’à scintiller à leur tour.

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Rue Euphémie-Chouinard
Dernière modification : 17 décembre 2025Ouverte à l'automne 2025, une rue résidentielle du secteur des Plateaux, située dans la constellation de l'école de la Grande-Ourse, porte le nom d’Euphémie Chouinard.
Qui est-elle?
Née le 8 octobre 1861, Euphémie Chouinard grandit dans le secteur qu’on connaît aujourd’hui sous le nom du Vieux Saint-Patrice. Fille d’un couple de cultivateurs qui tient le seul hôtel du coin, elle suit leurs traces en acquérant une terre avec son mari Joseph Lebel.
Mère de 17 enfants — dont 11 atteindront l’âge adulte —, elle consacre une grande partie de son temps à tricoter, à coudre ou à réparer des vêtements. Son mari, pour sa part, s’occupe de la ferme, des champs et des animaux. Femme d’avant-garde, elle encourage ses filles à parfaire leur éducation, un choix audacieux à une époque où cela était souvent jugé superflu.
En 1923, elle participe à la fondation du Cercle de fermières de Rivière-du-Loup et en devient la première présidente. Femme engagée et expérimentée, elle met alors son savoir-faire et ses compétences au service de l’association, qui se voue à l’amélioration des conditions de vie des femmes et à la valorisation du patrimoine.
Tout comme de nombreuses artisanes de la région, Euphémie Chouinard a contribué à améliorer la vie des femmes et des familles, tout en préservant et transmettant un riche patrimoine culturel immatériel. Cette dénomination rend également hommage à l’importance de cet organisme centenaire, qui a marqué plusieurs générations de femmes dans notre communauté.
Dire qu’elle a été une figure féminine marquante dans notre histoire, c’est presque… un euphémisme !

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Rue Jarvis
Dernière modification : 7 avril 2026Dans le secteur de Saint-Ludger, la rue Jarvis rappelle la mémoire de l’un des nombreux Irlandais ayant façonné l'histoire de notre ville : John Alpheus Jarvis, qui a été conseiller puis brièvement maire de Fraserville de 1897 à 1899.
Qui est-il?
Né ici en 1845, John Alpheus Jarvis a été baptisé à l’église Saint-Bartholomew, sur la rue du Domaine. Son père Thomas, un commerçant prospère qui a immigré d’Irlande, faisait d’ailleurs partie du groupe qui a fait construire cette petite église protestante. De racine écossaise, sa mère, Élizabeth McMillan, est née à New York. Ensemble, ils exploitent à Fraserville une boulangerie française, en plus de posséder de nombreux terrains.
Fils unique, Jarvis grandit dans un milieu aisé. C’est sans surprise qu’il devient lui-même marchand et promoteur immobilier. Il possède tous les lots de l’actuelle rue Jarvis qu’il vend, dans les années 1880, aux travailleurs du chemin de fer qui s’installent dans ce secteur en plein essor. Dès 1884, la rue porte déjà son nom!
En 1895, le journal Le Cultivateur vante « ses talents, son énergie, son honorabilité », le décrivant comme « un homme intègre, un marchand honnête et un protestant tolérant ».
Nommé juge de paix en 1879, M. Jarvis est aussi intéressé par les arts et la culture. Sur la rue Fraser, il fait construire une salle de spectacles de 400 places, la salle Jarvis, où sont présentées des pièces de théâtre et des activités-bénéfice.
Gloire et drame
Après plusieurs années comme conseiller, il devient maire par acclamation le 4 janvier 1897. L’année suivante, son conseil appuie la construction du premier réseau d’aqueduc municipal – une avancée majeure pour la ville.
Le trèfle irlandais lui aura porté chance dans les affaires et en politique, mais lui aura moins servi dans sa vie personnelle. Avec son épouse Catherine-Jane-Elizabeth Emerson, originaire d’Edmundston, il aura sept enfants, dont quatre survivront. La communauté sera profondément éprouvée par la noyade tragique de son fils Walter, âgé de 19 ans, en octobre 1899, dans les eaux froides du fleuve, près de l’île aux Lièvres. Sa femme mourra à son tour en 1906.
Remarié à une institutrice en janvier 1907, John Alpheus Jarvis sera retrouvé mort deux mois plus tard, dans sa résidence cossue de la rue Fraser.(Photo du haut: M. Jarvis, Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, b01128)

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Lieux municipaux
Dernière modification : 22 décembre 2025Plusieurs lieux municipaux portent aujourd’hui le nom des bâtisseurs inscrits à l’encre indélébile dans l’histoire de la ville.
Salle Magloire-Deschênes (hôtel de ville)
Secrétaire-trésorier de la municipalité pendant plus de trente-cinq ans, soit de 1876 à 1911, et assistant-greffier de la cour du Recorder de mars 1911 à la fin de l’année 1912.
Salle Évariste-Talbot (hôtel de ville)
Greffier et trésorier de la municipalité à compter de 1912 et greffier de la cour du Recorder de 1919 jusqu’à son décès en 1921.
Salle Jean-Baptiste-Arthur-Chamberland (hôtel de ville)
Notaire et premier secrétaire-trésorier du village de Fraserville, du 9 septembre 1850 au 4 mai 1857, village qui allait devenir plus tard la Ville de Rivière-du-Loup.
Édifice Rosaire-Gendron
Maire de la Ville de Rivière-du-Loup de 1956 à 1968 et député du comté de Rivière-du-Loup–Témiscouata de 1963 à 1984. Rosaire Gendron (1920-1986) est notamment reconnu pour sa contribution au développement municipal et à la naissance du Foyer-Patro, devenu le complexe de la Cité des jeunes.
Complexe Jean-Léon-Marquis
Maire de la Ville de Rivière-du-Loup de 1983 à 1991. Jean-Léon Marquis (1925-2007) est notamment reconnu pour sa contribution au développement municipal et son rôle de visionnaire pour la restauration et le recyclage de l’ancien couvent des Sœurs du Bon-Pasteur en Maison de la culture en 1983.
Bibliothèque Françoise-Bédard
Fondatrice de la première bibliothèque publique affiliée à l’Union des alliances françaises du Québec en 1954, municipalisée en 1980 et déménagée en 1983 dans l’ancien couvent des Sœurs du Bon-Pasteur. Françoise L’Écuyer-Bédard (1904-1988) est notamment reconnue pour sa contribution exceptionnelle au développement culturel de Rivière-du-Loup.
Salle Georgianna-Juneau (Maison de la culture)
Enseignante passionnée en littérature au couvent du Bon-Pasteur de 1895 à 1901. Sœur Saint-Paul-de-la-Croix (1873-1940) communiqua sa passion à ses élèves et aux membres du cercle littéraire de Rivière-du-Loup en mettant en place, entre autres, le petit journal L’Alouette qui conquit rapidement la population.
Salle Corinne-Cartier (Maison de la culture)
Enseignante au couvent du Bon-Pasteur de Rivière-du-Loup, au cours des années 1920-1927 et 1930. Sœur Marie-Joseph (1883-1963) se démarqua par son goût de l’enseignement, de la culture et de la composition musicale.
Salle Marie-Ange-Jolicœur (Maison de la culture)
Enseignante au couvent du Bon-Pasteur de 1933 à 1935, de 1940 à 1944 et de 1950 à 1954. Sœur Saint-Jean-Sauveur (1903-1973) se démarqua par un goût vif pour la musique vocale et instrumentale.
Salle Bon-Pasteur (Maison de la culture)
Congrégation des sœurs du Bon-Pasteur, arrivée à Fraserville en 1860 pour prodiguer son enseignement dans une petite école de village d’abord, puis dans l’édifice actuel construit en 1886.
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Demande de commémoration
Dernière modification : 17 décembre 2025Le comité de toponymie s’inspire des politiques, des normes et des procédures en vigueur pour évaluer les propositions de noms et suggérer des noms de lieux pour les rues, parcs, ponts, bâtiments, installations récréatives et autres sur le territoire de la Ville. Il est formé d'un membre du conseil municipal, de la gestionnaire aux programmes et équipements communautaires et de citoyens.
Pour suggérer un nom au comité de toponymie, nous vous invitons à remplir le formulaire ci-dessous et à l'envoyer à l'adresse indiquée. En plus d'honorer une personne, un événement, un groupe, un organisme ou une réalisation importante dans l'histoire de la ville, votre proposition doit respecter l'esprit du lieu ciblé ainsi que les thématiques existantes dans les différents quartiers.
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